L'AMARC exige l'élimination de l'augmentation de l'utilisation du spectre radiophonique en Inde

Bangalore, Inde, 14 mai 2012. Le Conseil d’AMARC Afrique de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) est profondément préoccupé par la récente hausse des frais d’utilisation du spectre radiophonique imposée par le gouvernement indien. L’une des jalons des Lignes directrices de la radio communautaire de 2006 a été la création d’une politique distincte pour les trois secteurs de la radio (public, privé et communautaire) sur la base d’une promesse d’inclusion et d’équité. Comme conséquence de ces lignes directrices, l’Inde est devenu le premier pays d’Asie du Sud à avoir une politique distincte pour la radio communautaire qui prend position pour les exclus et les marginalisés. En augmentant les frais d’accès annuel au spectre radiophonique de 19 700 roupies à 91 000 roupies (1690 USD), la politique irait à l’encontre de l’objectif visant à fournir une voix à ceux et celles qui n’en ont pas et éliminerait les distinctions faites entre les différents secteurs du monde de la radio.  

En tant que réseau mondial dévoué à la démocratisation des médias et au renforcement des voix des exclus par le biais de la radio communautaire, l’AMARC appuie la position du Forum de la radio communautaire de l’Inde (CRF) voulant que cette hausse «étouffera les droits des communautés à se faire entendre». De plus, cette augmentation va à l’encontre de l’esprit du droit fondamental des citoyens à s’exprimer tel que consacré dans l’Article 19, disposition 1, sous-disposition A de la Constitution de l’Inde.

Résultant de la hausse, «des communautés locales et autochtones seront exclues et la radio communautaire sera une simple face dans les objectifs de la politique étatique du gouvernement indien ».

Un sondage d’évaluation rapide tenue récemment par le Secrétariat international de l’AMARC indique que le mouvement général à travers le monde va plus vers une réduction des coûts liés à l’accès au spectre radiophonique. Des pays comme l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Afrique du Sud et l’Uruguay ne demandent aucun frais lié au spectre hertzien, alors que dans des pays tels le Bengladesh, la Colombie, et le Nicaragua, le coût varie de 150 USD à 480 USD.

L’AMARC exige du gouvernement de l’Inde de mettre en place dans les plus brefs délais un climat communautaire réellement participatif et inclusif dans ce pays, et ce, en annulant la hausse des frais d’accès au spectre ainsi que les autres restrictions telles l’interdiction de diffuser des nouvelles.

Ashish Sen, Président
Suman Basnet, Coordonnateur régional
AMARC Asie Pacifique

À travers le service aux membres, le réseautage et l’implémentation de projets, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) réunit plus de 4000 radios communautaires, fédérations et alliés des radios communautaires dans plus de 130 pays. Le principal impact de l’AMARC depuis sa fondation en 1983 a été d’accompagner et d’appuyer l’établissement d’un secteur mondial de la radio communautaire. L’AMARC plaide pour le droit à la communication au niveau international, national, local et de quartier, défend et promeut les intérêts du mouvement des radios communautaires à travers la solidarité, le réseautage et la coopération.

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