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Parlement européen : l'AMARC affirme son engagement pour le pluralisme des médias et pour un accès au spectre équitable, en analogique et en numérique

Montréal, 23 mai 2012. À l'initiative d’AMARC Europe, plus de 30 représentants du secteur de la radio communautaire se sont réunis les 8 et 9 mai dernier à Bruxelles afin de discuter le processus de transition à la radio numérique. Les principales fédérations, confédérations et associations nationales de radios communautaires au niveau européen ont participé à cette rencontre. Des représentants venus de Hongrie, Pologne, République Tchèque, Suède, Allemagne, Royaume-Uni, France, Espagne, Irlande, Autriche, Belgique, Pays-Bas et du Pays Basque ont rencontré les membres du parlement européen afin de faire avancer le processus de plaidoyer politique pour garantir une transition équitable pour le secteur de la radiodiffusion communautaire. Pour plus d’information, cliquez ici.

Le comité exécutif international de l'AMARC était représenté par Emmanuel Boutterin, vice-président exécutif, qui a débattu en audition publique avec plusieurs parlementaires, dont Marie-Christine Vergiat, coordinatrice de la Délégation française du Front de Gauche/ Alliance des Outremers, Le vice-président de l'AMARC a salué la présence et la contribution de l'Association européenne des radios commerciales locales, une « première » dans une réunion officielle organisée par les radios communautaires.

Reconnaissant le fait que la radio communautaire est désormais une partie important du paysage de la radiodiffusion qui implique et touche des millions de personnes à travers l’Europe et que ces médias sont des contributeurs essentiels à la liberté d’expression et à l’accès à l’information, des représentants du secteur de la radio communautaire au sein de l’Europe ont appelé l’Union européenne et ses États membres à :
•    Prendre en compte le secteur de la radiodiffusion communautaire dans l’ensemble des politiques européennes pertinentes, incluant celles en lien avec le pluralisme médiatique, les technologies de l’information et des communications, le fossé numérique, et les affaires économiques, culturelles et sociales.
•    Fournir des conditions réglementaires et légales spécifiques qui encouragent le développement du secteur de la radiodiffusion communautaire dans les environnements numérique et analogique.
•    Assurer une allocation équitable du spectre de diffusion entre le service public, les services de diffusion commerciale et communautaire sur les plateformes numérique et analogique.
•    Établir des mesures pour fournir un appui financier public au secteur de la radiodiffusion communautaire, notamment pour assister les services de radiodiffusion communautaire désirant s’adapter aux plateformes numériques.
•    Assurer que les technologies et les lois de radiodiffusion numérique permettent aux radios communautaires le droit de posséder et d’opérer leurs propres systèmes de transmission.
•    Assurer que les organisations représentant le secteur de la radiodiffusion communautaire à l’échelle européenne et au sein de chaque État membre soient systématiquement consultées sur tous les sujets pertinents des politiques européennes ainsi que des États membres.

Emmanuel Boutterin a notamment déclaré que : “la disparité de la situation de la radio associative et communautaire en Europe est significative : l'harmonisation des politiques européennes est rapide lorsqu'il s'agit d'autoriser des radios commerciales lucratives, et parfois les grandes radios confessionnelles, mais les États restent restrictifs en matière de liberté d'expression et de pluralisme des médias. Encore peu d'États mettent la radio communautaire a égalité avec les radios commerciales : trop peu de fréquences, restriction de la puissance d'émission et pas de fonds publics. Pourtant, les radios locales remplissent un rôle de service public sur leur territoire. Un travail qu'aucun autre média ne fait” a-t-il ajouté.

La rencontre représente une étape importante vers un plaidoyer politique européen pour la transition à la numérisation en Europe, et les membres du Parlement ont engagé leurs groupes politiques afin d’établir une feuille de route, une coopération et des liens forts avec le mouvement de la radiodiffusion communautaire.

Le vice-président de l'AMARC a rappelé que les médias audiovisuels sur internet ne peuvent pas remplacer les radios locales par voie hertzienne : “la bande passante de qualité audio est très chère pour les éditeurs et pour les auditeurs, et les fournisseurs profilent l'auditeur sans lui garantir l'anonymat” a-t-il dit “ La radio mobile est de mauvaise qualité audio, même avec la 4-G. Il est impératif que le Parlement Européen recommande aux États d'assurer aux radios locales communautaires leur place sur le spectre, en AM, en FM, en Bande III et L, et contribuent financièrement à leur fonctionnement, comme aux Pays-Bas, en Irlande et en France”. Emmanuel Boutterin a renouvelé l'engagement de l'AMARC au côté des radios locales de Hongrie, de Pologne et des pays de l'Europe de l'Est.

À travers le service aux membres, le réseautage et l’implémentation de projets, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) réunit plus de 4000 radios communautaires, fédérations et alliés des radios communautaires dans plus de 130 pays. Le principal impact de l’AMARC depuis sa fondation en 1983 a été d’accompagner et d’appuyer l’établissement d’un secteur mondial de la radio communautaire. L’AMARC plaide pour le droit à la communication au niveau international, national, local et de quartier, défend et promeut les intérêts du mouvement des radios communautaires à travers la solidarité, le réseautage et la coopération.

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